ÉconomieLuc Marta de AndradeNos chroniques

Débat d’un NXU 2 : « Le travail est l’avenir de l’homme » de Nicolas Bouzou. Un livre incomplet ?

Chronique-Débat-Critique-NXU

« Le travail est l’avenir de l’homme » de Nicolas Bouzou. Un livre incomplet ?

 

J’ai lu le livre de Nicolas Bouzou avec beaucoup de plaisir et d’intérêt.

A titre personnel, ayant à peu près la même sensibilité économique que la sienne, je m’y suis facilement retrouvé. Pourtant, à l’instar des publications, écrits ou conférences de Laurent Alexandre ou Luc Ferry (les trois collaborent ensemble), je trouve trop de certitudes dans ces textes.

 

Pas de place au doute 

« Accuser la technologie d’être responsable du chômage de masse, c’est faire preuve d’illettrisme économique ». Ouf… je trouve le propos un peu brutal. Dormez en paix braves gens… La compétence supérieure veille sur vous. Et si vous n’en êtes pas convaincus, retournez dans votre tanière, vous n’êtes qu’un illettré ! Y-aurait-il beaucoup d’illettrés économiques ? Sans doute…

La destruction créatrice Shumpétérienne est-elle une vérité scientifique ? Je laisse au lecteur le soin d’apporter la réponse. Et plus encore à Nicolas Bouzou ! Si tel est le cas (ce dont je doute), les vérités scientifiques peuvent se trouver controversées. Il suffit d’une bifurcation liée à un singularité apparaissant lors d’une expérience pourtant mille fois répétée. Et patatra… tout s’effondre.

La destruction créatrice Shumpétérienne est-elle une religion ?  Raymond Aron évoque le glissement de la connaissance positive à la mythologie : « la prévision de l’avenir suppose le déterminisme ». Tout est donc tracé d’avance… Ne vous inquiétez pas…

Dans tous les cas j’aurais sincèrement aimé trouver dans ce livre un minimum de doute.

 

Quel sujet traité ?

Ce livre amalgame la volonté d’affirmer la destruction créatrice malgré l’impact de l’intelligence artificielle (par opposition au pessimisme ambiant), et la situation économique de la France, son taux de chômage élevé.

Ne mélangeons pas les deux problèmes…

Pour la situation économique de la France, j’ai le même sentiment.

Mais le sujet de la destruction créatrice technologique est de nature fondamentalement différente.

D’un point de vue mondial, la situation économique de la France pourrait être conjoncturelle si les politiques Français de droite comme de gauche avaient fait leur travail correctement. Or, elle est structurelle en France du fait de leurs faiblesses, et comme le disaient certains : par fénéantise politique. Cette situation ne s’impose pas à nous. Elle est seulement le résultat de l’incompétence et du clientélisme. « En matière de chômage les français doivent trouver le bouc émissaire de leurs échecs » nous dit Nicolas Bouzou ; je suis d’accord. Mais, c’est un problème inhérent à la France et au comportement Français.

L’impact de la technologie, et particulièrement l’IA, est structurel au plan mondial.  Qu’on le veuille ou non cette évolution (révolution) est inéluctable et s’imposera à tous mondialement et donc à nous régionalement !

Il y a donc bien deux problèmes de nature différents qu’il vaudrait mieux dé-corréler.

Et les traiter comme réquisitoire contre le pessimisme ambiant relève plus du débat polémique que de la réflexion prospectiviste de fond !

 

Inébranlable destruction créatrice 

Tous les arguments possibles sont utilisés pour confirmer la destruction créatrice. Le livre nous explique que depuis 1880, (année ou le « droit à la paresse » a été écrit par le gendre de Marx) la productivité horaire en France a été multiplié par 20 et la durée du travail divisée par deux. Tout ça pour en conclure à une résistance extraordinaire à la baisse du temps de travail ! Il y a la une contradiction. Le temps de travail ayant été divisé par deux les Français se sont apparemment réjouis de travailler deux fois moins… Et… ils se sont parfaitement accoutumés aux 35 heures. De même qu’à l’intérieur de nos 10% de chômeurs récurrents certains abusent du système quasi officiellement.

Page 43, « ce n’est pas parce qu’un métier est automatisable qu’il est automatisé » … J’aimerai connaitre des statistiques sur ce sujet. A la marge peut être. Mais je doute franchement qu’il s’agisse de la majorité. Quand une entreprise peut automatiser pour diminuer ses charges, elle le fait ! Sauf ignorance du dirigeant des possibilités d’automatisation. En même temps, Nicolas Bouzou reconnait la productivité liée à l’automatisation (on aurait été surpris du contraire).

Il cite André Comte Sponville. Ce dernier nous dit que le capitalisme est amoral ! Rien ne freine la logique de diminution des charges quand elle est accessible. Ne pas le faire suppose du sens. Sans « vision » supérieure (se lancer dans l’humanitaire, créer un think tank -suivez mon regard- qui sont des logiques vertueuses tel que l’évoque Jean Staune) l’entreprise est là pour faire le plus de profit possible.

Afin d’exprimer l’évolution des métiers l’auteur évoque les concierges passé(e)s d’un métier d’ouvreur de portes d’immeubles à un métier pour entretenir le climat d’un immeuble…  Je ne connais plus beaucoup de concierges. Ou sont-ils (elles) passées ?

 

Les choses sont elles aussi simples ?

Je partage totalement le point de vue de Nicolas Bouzou expliquant le mécanisme économique vertueux dû à l’automatisation. Bien entendu, les gains de productivité ont un effet déflationniste favorable au sens large (diminution des prix, augmentation du pouvoir d’achat, ce pouvoir d’achat permettant d’acquérir d’autres biens susceptibles de créer d’autres emplois etc.).

De façon globale, la richesse apportée à chacun se retrouvera mécaniquement dans l’économie. Sans oublier que l’innovation même destructrice, conduit à l’amélioration des conditions de vie. Enfin… c’est le but.

« L’image de la productivité est assimilée négativement (par les médias) alors que ce peut être une productivité qualitative » : je suis aussi de cet avis.

En même temps, dans de nombreux cas, il sera possible d’automatiser 100% de la production de produits. Même sans atteindre la singularité, l’Intelligence Artificielle couplée à la robotisation va prendre une place majeure dans la production de valeur. Celle-ci ayant un coût marginal tendant vers zéro dans beaucoup de cas ! On va donc produire de la valeur avec des prix de revient faibles et très peu d’intervention humaine. La Valeur Ajoutée par individu dans ce type d’entreprise se retrouvera dans l’économie. Et c’est logique.

Mécaniquement il y aura deux types de riches dans ce type d’entreprise : les salariés et les actionnaires. Que ceux-ci puissent ensuite se payer des coachs sportifs personnels ou des artisans pour construire des maisons, c’est bien. Pour autant, Nicolas Bouzou reconnait que « l’IA faible déclenche la plus grande mutation du travail observée depuis les tréfonds de l’humanité », et que « sa puissance devient telle qu’elle effectue beaucoup de tâches routinières…. Avec plus d’efficacité que l’homme ». Il admet bien ainsi un bouleversement économique sans précédent !

Quelles garanties sur les volumes d’emplois générés ? C’est juste indémontrable dans le temps et dans l’espace.

En disant cela je n’exprime pas de pessimisme. Juste une interrogation.

Dire « le travail se régénère sans cesse », même si ça a été vrai jusqu’alors, c’est oublier l’accélération fulgurante des technologies (loi de Moore). Or, cette dernière est un élément nouveau de l’équation générant de l’imprévisibilité…

Nous sommes dans un système complexe dont les interactions s’accélèrent de façon exponentielle.

Dans ce contexte de convergence NBIC l’impact sera encore plus important sur l’économie et l’emploi que celui seulement lié à l’IA. Je regrette que ce ne soit pas traité dans le livre, ne serait-ce que pour induire une démarche réflexive contradictoire. Nicolas Bouzou reste à un niveau d’abstraction assez élevé et donne des pistes assez générales face à cet avenir incertain…

Fondamentalement je préfère laisser la place au doute pour aller au bout du débat. Pas d’opposition au progrès (c’est idiot et impossible) naturellement, mais la prise en compte de celui-ci dans toutes ses dimensions et toutes ses hypothèses.

 

Quel emploi demain ?

Nicolas Bouzou décline l’impact de l’Intelligence Artificielle sur certains métiers. Je le rejoins naturellement…

Pour évoquer ensuite la complémentarité homme-IA… Selon un de mes amis, ce raisonnement est assez simpliste et largement insuffisant pour donner des orientations à sa fille (pas assez concret) ! Ah ces Français… jamais contents…

Pour l’auteur, l’Intelligence Artificielle forte existera d’ici une vingtaine d’année. Je lui recommande de laisser parler les experts qui sont loin d’être d’accord sur ce point. Si tel était le cas, les rôles s’inverseraient : les robots se chargeraient de nous faire travailler ! Mais c’est, de toute façon, un tout autre débat…

Lawrence Katz, économiste de Harvard « valide l’idée selon laquelle l’économie contemporaine est capable de créer des emplois au sommet comme au pied de l’échelle sociale ». On a donc un méga problème pour classes moyennes. Qui va aggraver le problème Français dont l’ascenseur social est peu efficace (mais, comme évoqué plus haut, je préfère ne pas m’enfermer dans le problème Franco-Français). Il faudra certes « des formations générales et techniques pour une trajectoire ascendante ». Parfait, mais comment le décline-t-on ?

Dire « il restera à l’homme les interactions sociales et la création artistiques » ; bon…

Les métiers du « care » : je suis convaincu de leur importance majeure en termes de volume ; et de leur nécessité. En même temps, il faut avoir des qualités relationnelles. Ce n’est pas forcément le cas de tout le monde…

Se pose le problème de leur valorisation (l’exemple des concierges cité ci-dessus en fait partie). Globalement, on aura les métiers à forte valeur ajoutée, voire très forte, les métiers du care faiblement valorisés (au sens économique, alors qu’ils le sont au sens humain du terme) et une grosse partie de la classe moyenne en perdition… en attendant gentiment la synthèse créatrice… Or, si, comme le dit Luc Ferry, une révolution industrielle se joue sur un siècle, on n’est pas arrivés !

Puisqu’on est si sûrs de la répétition de l’histoire, à l’instar de la destruction créatrice, faut-il laisser à nouveau les canuts redescendre dans la rue ? Faut-il laisser la désespérance ?

Freiner la destruction d’emploi est certes une ânerie impactant de fait les créations d’emplois nouveaux. Là ou d’autres pays utilisent les mêmes sommes d’argent pour accélérer l’innovation. Cette logique de protection d’emplois obsolètes sur tout et pour tout est contre-productive économiquement et socialement.

Protéger les hommes avant tout !… Les aider surtout !

Justement, ça nous oblige à réfléchir sur l’évolution de nos modèles ! Pour ne pas se résigner ? Je crois me souvenir Luc Ferry disant à raison quelque chose comme « pour préserver la liberté, encore faut-il bien l’orienter ». Penser la modification de nos paradigmes économiques et démocratiques ; en évitant la réglementation… ou l’accroissement de la fiscalité : « Le réflexe Français ancestral et paresseux sera de taxer…. En refoulant l’évidence : ceux qui supportent le poids de cette fiscalité quitteront toujours plus nombreux le pays ; ceux qui bénéficient de cette pseudo-charité ne seront pas aidés en grand-chose par cette redistribution qui n’améliore pas les performances éducatives et ne combat pas durablement la pauvreté » …  certes … Ne pas tomber dans la facilité et une fiscalité étouffant le dynamisme du secteur marchand et donc la création d’emplois.

Surtout en faisant en sorte que les perdants de ce 21eme siècle soient accompagnés. Eduqués pour apprendre à gagner de l’argent (je ne parle pas de travail à ce stade) plutôt que de les voir en désespérance dans la rue comme les canuts.

 

Une approche réflexive

En théorie nous avons trois scénarios possibles :

  • Destruction et création immédiate d’emplois : il faut donc gérer la transition.
  • Ou, destruction immédiate et création massive au moment de la synthèse créatrice. Longtemps plus tard. Longtemps se situant environ à horizon de 30 à 100 ans… Vu l’impact, il faudra être inventifs pour trouver des solutions au-delà de la formation et éviter une nouvelle fois le scénario des canuts, ou les votes populistes et protectionnistes.
  • Ou, la théorie « Shumpeterienne », ne marche plus : Destruction et beaucoup moins de création. Je sais que Nicolas Bouzou ne l’envisage pas une seconde. Combien de scénarios improbables dans l’histoire se sont-ils avérés malgré de fortes oppositions ? Demandez à Galilée… Bref, là aussi il faudra être inventifs.

Dans deux cas sur trois il y a une réflexion à conduire pour essayer de trouver des solutions concrètes. Sinon, on ne s’en sortira pas sans dégâts sociaux et humains importants.

NXU a, entre autres, été créé pour ça ! Entre le pouvoir dominant des GAFAs du fait de leur puissance financière, sans compter les BATX Chinois, et la Russie décidant de mettre des moyens sur l’IA, et l’impact de l’automatisation intelligente sur l’emploi, nos démocraties seront affectées ! Nos modèles économiques aussi sans doute. Pourquoi ne pas creuser ?

 

Travail activité

Dans nos modèles actuels, le travail produit de la valeur. Or nous sommes en face d’un paradoxe : la redistribution à ceux qui n’ont pas de travail ne marche pas car elle pousse au statu quo et provoque un sentiment d’exclusion. Or le volume de travail va immédiatement beaucoup diminuer du fait du couple IA/robot. Attention danger : suppression d’emploi, exclusion, frustration, révolte !

Nicolas Bouzou cite Oscar Wilde. Ce dernier évoque « l’activité » en effaçant la frontière entre travail et loisir. Un monde ou les machines assureront les tâches dégradantes permettant à l’humain de se consacrer à des activités artistiques. Super… on va bientôt glander… les machines feront le job !

Si les machines remplacent les humains pour les tâches pénibles et dégradantes on ne peut que s’en réjouir. Et ça commence à être le cas…

Il y a dans cette notion d’activité quelque chose d’intéressant à retenir. L’activité suppose d’être en action. La confusion est bien trop souvent faite avec le travail. Or, le travail est un sous ensemble de l’activité. Un individu peut être actif avec un travail, mais aussi dans d’autres domaines. Sous forme associative, mais pas que… On peut être occupé sans être dans un cadre institutionnel. J’aide mon voisin, je construis ma maison. Beaucoup de retraités ont de l’activité. Quelle est la réalité de cette notion… retraite ?

Toute activité hors travail, valorisée conceptuellement (valeurs, humanisme etc.) ne l’est pas économiquement. Nicolas Bouzou dit que le travail est l’avenir de l’homme. Je crois qu’il confond activité et travail. Je dirai plutôt que l’activité est l’avenir de l’homme.

Certains sont plus actifs que d’autres…

Le travail est valorisé économiquement. Le reste de la production humaine non.

Les métiers du care sont aussi très mal valorisés économiquement. Dans beaucoup d’associations, il y a aussi une activité du care n’ayant aucune contrepartie financière.

Par-delà la formation il y aura un besoin gigantesque d’accompagnement humain à inventer… et à financer !

Nicolas Bouzou nous dit « soyons plus capitalistes avec la santé » « l’argent public seul ne peut financer ces dépenses ». Voilà une vision d’économiste lucide. Ce sujet n’est pas assez évoqué par les politiques et les médias. Qui s’imposera à nous de façon sauvage si on ne le prend pas en compte. De même que le revenu universel ! Si on subventionne l’inactivité, avec les volumes de destructions d’emplois susceptibles d’arriver, l’argent public ne suffira pas.  Et si l’on subventionne la production non valorisée on fige une situation. Surtout que les subventions sont faibles ou limitées et bien souvent totalement insuffisantes. L’activité a besoin d’être dans une dynamique pour se développer.

La réflexion à conduire devient : comment passer d’une situation figée à une dynamique ? Comment le secteur marchand peut-il être l’ascenseur économique des métiers des relations humaines ?

Sincèrement j’aimerai connaitre le point de vue de Nicolas Bouzou sur ce point. Reformulons-le de façon plus concrète : comment créer une dynamique économique, qui à l’intérieur du secteur marchand, valorise économiquement les métiers du care et une grande partie de l’activité hors travail mais utile socialement ?

Parce que ça accélérerait leur potentiel.

On sent malgré tout qu’il y est sensible : « La fin du travail … serait philosophiquement une catastrophe qui entraînerait pour le coup la fin de l’espèce humaine » ; « le travail peut et doit devenir un épanouissement. C’est aujourd’hui, notre grand sujet social ; Rendre le travail attractif et donc, au préalable, le rendre accessible à ceux qui le désirent ».

Il ne devrait pas s’arrêter là en chemin… D’accord cher Nicolas (permettez que je vous appelle par votre prénom, j’ai de l’estime pour vous) …  mais pourquoi ne posez-vous pas la question du « comment »?

 

Pour conclure 

J’apprécie la pensée de Nicolas Bouzou et apprécie les vidéos de ses conférences sur YouTube. Que l’on ne se méprenne pas. Respect…

Ce livre est intéressant par-delà les quelques contradictions que j’ai pu relever. Je ne reviens pas sur l’analyse pertinente de nombreux sujets que je partage. Il est juste incomplet alors que cette révolution industrielle (3eme ou 4eme… peu importe) est sans précédents.

Il cite André Comte Sponville pour qui la valeur morale « travail » n’en a pas. Le travail pour subsister… L’activité par nature ontologique… Rien de moral dans tout ça. Rien d’immoral non plus. C’est … tout simplement.

Voici de façon non exhaustive un ensemble de points méritant approfondissement et pour lequel je serai intéressé d’avoir son avis :

  • Les destructions massives d’emplois auront lieu dans tous les cas :
    • Les états ne pourront financer à eux seul l’inactivité qu’elle soit transitoire ou non. Imaginer des taxations supplémentaires est dépassé. On a vu l’impact de la fièvre taxeuse sur le secteur marchand : l’étouffement dont on constate les répercussions en France !
    • Le risque qu’une grande partie de la population soit marginalisée : il faudra mettre en place des structures d’accompagnement efficaces pour permettre à chacun de revenir dans l’économie. Là aussi, vu le volume, l’état ne sera pas en mesure de financer.
  • Les métiers de « relations humaines » type métiers du care ou de la formation etc. devront être valorisés économiquement. Je ne vois pas non plus l’état apporter les compléments économiques.
  • Concernant la formation, l’état s’occupe de tout en France. Il y a une inertie gigantesque pour bouleverser les programmes et s’adapter de façon flexible. On manque d’ingénieurs dans le numérique, il manque des formations pour s’adapter à l’IA. Les laboratoires de recherches publics sont déconnectés du secteur privé. Il faudrait permettre sous une forme ou une autre à des petites entités (privées ou régionales) de proposer des systèmes de formation en disruption.

…Et bien d’autres points qui seront abordés dans la commission « Economie » de NXU.

Le capitalisme est amoral (André Comte Sponville) ou pourrait l’être (Jean Staune). Le secteur marchand crée de la valeur. Parce qu’il est dans une dynamique. Celle-ci génère de la valeur qui elle-même génère une dynamique etc. Il faudra bien faire évoluer nos paradigmes pour que ceci permette de régler les problèmes structurels mondiaux évoqués ci-dessus. A défaut, on risque des mouvements populaires violents de la part des exclus, des métiers mal valorisés, des tentatives absurdes d’appauvrir les riches alors qu’il faut enrichir les pauvres, des votes populistes etc.

Nous n’avons pas la réponse à tout dans NXU, mais une forte volonté de travailler en profondeur sur ces sujets…

 

Luc Marta de Andrade, Président de NXU      

 

Une réflexion au sujet de « Débat d’un NXU 2 : « Le travail est l’avenir de l’homme » de Nicolas Bouzou. Un livre incomplet ? »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *